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ヤスミナ・カドラ

19 décembre 2009

Yasmina Khadra

ヤスミナ・カドラ

未来の食卓

6 octobre 2009

Nos enfants nous accuseront

未来の食卓

« Ah, oui ? » Selon le ton utilisé, ces deux mots peuvent signifier l’étonnement, l’intérêt ou l’acquiescement, mais aussi bien la lassitude ou l’indifférence. En guise de clin d’œil, nous les avons choisis en titre de cette rubrique qui vous propose, en de courts textes bilingues, de découvrir mille et une facettes de la France et des Français.Cette section regroupe également les articles de presse consacrés à nos activités.
Expositions

Yasmina Khadra

ヤスミナ・カドラ

19/12/2009

Journal Nishinippon, Vendredi 18 décembre 2009

Par Suehiko IDE

Les raisons de dépeindre l’amour dans les territoires en conflit.

L’attentat, roman de Yasmina Khadra, est devenu un véritable best seller. L’écrivain algérien y raconte l’histoire d’Amine, chercheur israélien d'origine palestinienne, qui a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d’origine à son peuple d’adoption. Amine s'est entièrement consacré à son métier et à sa femme Sihem, jusqu'au jour où survient un attentat à Tel Aviv. Son ami Naveed, policier, lui annonce alors que Sihem a été tuée et qu'elle est en plus, soupçonnée d'être la kamikaze.
Yasmina Khadra, qui a récemment publié Ce que le jour doit à la nuit, expliquait ainsi, lors d’une conférence organisée par l’Institut franco-japonais du Kyushu à Fukuoka, qu’il souhaitait traiter dans son roman une histoire mêlant amour et souffrance sur fond de conflit armé.

L’auteur de L’attentat n’est pas une femme, comme pourrait le laisser penser ce pseudonyme féminin : « Suivant les directives de mon père, je suis entré dans une école militaire à l’âge de 9 ans, puis je suis devenu officier et j’ai mené une vie de militaire durant 36 ans. Par ailleurs, je suis issu d’une famille de bédouins qui a vu naître des poètes, des écrivains depuis près de six siècles. Ainsi, dès l’âge de 11 ans j’avais pris conscience que j’étais destiné à écrire. A 17 ans, j’ai publié un recueil de nouvelles. Toutefois, de par les règles militaires, il m’a été impossible d’écrire librement à partir de mon incorporation. Ma femme m’a alors fait remarquer qu’elle avait accepté de porter mon patronyme, et qu’à mon tour, je pouvais utiliser son nom. J’ai pu ainsi continuer à écrire en tout anonymat ».

Le fondamentalisme islamique devint un élément clé dans ses œuvres, qui prennent souvent pour toile de fond la Palestine et l’Afghanistan. «Lorsque l’on a une douleur aux doigts de pieds, la douleur se transmet à tout le corps. De même, dans notre société actuelle, les conflits ont des répercutions sur l’humanité toute entière. Cependant, ces pays où se déroulent de véritables tragédies ne sont dépeints que de manière superficielle par les journalistes. Je ne suis pas un extrémiste islamique, mais je suis un pratiquant de l’islam, cette différence est mal comprise des occidentaux. Quoi qu’il en soit, je pense que sous certaines conditions, les hommes peuvent être conduits à commettre des actes terroristes. »

- Voulez-vous dire que les raisons intrinsèques du terrorisme sont généralement mal comprises ?
- « J’ai participé à la stratégie de lutte contre le terrorisme en tant qu’officier dans l’armée algérienne, et je ne peux accepter ce que font les terroristes. J’ai un profond dégoût envers leurs exactions. D’autre part, je peux comprendre la sensibilité et les réflexions des intellectuels occidentaux contemporains concernant ces problèmes. Les médias, et notamment la télévision, ont tendance à prendre comme telles les informations diffusées dans les pays où ont lieu les conflits, se servant comme ils le feraient au supermarché. Ils pensent que cela fonctionne de manière aussi triviale que l’utilisation d’un four à micro-ondes ; en se basant uniquement sur leurs connaissances, des controverses apparaissent. Ils ont perdu la force de réfléchir. »

- Dans L’attentat, un enfant qui n’a pas de patrie peut-il connaître le bonheur ?
- « Pour Sihem, le bonheur ne correspondait pas à un aboutissement. Si cela n’est pas un bonheur partagé alors ce n’est pas le bonheur. On ne peut pas considérer que l’on est heureux si l’on vit de manière somptueuse, dans un environnement miséreux où les enfants ne possèdent même pas ne serait-ce que le minimum vital. Je pense que les hommes sont enivrés par la soif de réussite et qu’ils ont des penchants narcissiques, alors que les femmes sont davantage attentives à ce qui les entourent, aux choses proches des réalités. »

- Dans votre nouveau roman Ce que le jour doit à la nuit, le héros est un jeune arabe intégré, vivant en Algérie lors de la période coloniale, période où la France occupait l’Algérie.
- « Les membres de sa famille sont peut-être devenus ses plus grands ennemis. Il pourra sans doute trouver son âme sœur au sein de ces personnes antagonistes. Je veux faire connaître le monde musulman et l’Algérie au travers de cette histoire d’amitié. Je pense que le plus grand des bonheurs est de trouver l’attrait d’une fleur dans un jardin. On peut goûter à un monde complètement différent si l’on possède une curiosité et un cœur pur. Désormais je souhaite me consacrer au voyage. Non pas par avion, mais voyager avec les livres, tels des tapis volants qui me transporteraient ».

西日本新聞(朝刊) 2009年12月18日(金) 

アルジェリア人作家 ヤスミナ・カドラさん

紛争地域を舞台に「愛」を描く理由は

 イスラエルで成功し、妻シヘムとリッチな暮らしを送るアラブ系医師アーミン。街で多数の犠牲者を出す自爆テロがあり、犯人はシヘムだった―。パレスチナ・イスラエル問題を背景に夫婦の姿を描いた「テロル」(早川書房)をはじめ、ベストセラーを出しているアルジェリア人作家ヤスミナ・カドラさん。紛争地域を舞台にした愛と苦悩をテーマにする理由とは。新著「昼が夜に負うもの」(同)の邦訳版発刊を記念し、講演を行った福岡市の九州日仏学館で聞いた。
(編集センター・井手季彦)

現代人の知性、感性に危機感

 -「ヤスミナ」はペンネームで女性名だそうだが。
 「父の方針で私は9歳で軍人学校に入り将校となり、36年間軍隊生活をした。一方で、祖先は6世紀にわたり作家や詩人を輩出したベドウィンの部族であり、11歳のときには書くために生まれてきたことを自覚。17歳で短編集を出した。しかし、軍が検閲をするようになり、自由に書けなくなった。そのとき妻が『あなたの姓を名乗ることを許してくれたのだから、今度は私の名を使って』と言ってくれたので、誰にも知れず書き続けることができた」
 -パレスチナやアフガニスタンなどが舞台の作品ではイスラム原理主義が重要な要素となっている。
 「足の指を病めば体全体に痛みが伝わるように、現代社会では、紛争問題は人類全体にかかわってくる。ところが、こうした悲劇を象徴することが起きている地について、ジャーナリズムなどが伝えるのは表面的なことだけだ。私は原理主義者ではないが、実践的なイスラム教徒であり、西洋の目のみで語られるものとは異なる、テロに走る心の本質に迫るには有利な立場にあるかもしれない」
 -テロリズムの背景にあるものが一般に理解されていないということか。
 「私はアルジェリア軍の上級将官としてテロ掃討作戦も経験しており、テロリストは受け入れがたいし、軽蔑している。他方で、現代人、特に西洋の知識人の知性、感性の危機も感じている。テレビなどメディアが流す紛争地域の情報を、まるでスーパーで物を選ぶように取り込み、電子レンジでチンするように簡単に信じ込んでしまう。そしてその知識を基に議論する。考える力を失っているのだ」
 -「テロル」では「祖国を持たない子が幸せになれるのか」という妻シヘムの言葉が印象的だった。
 「シヘムにとって『成功=幸せ』ではなかった。共有する幸せでなければ幸せではなかった。子どもに最小限のものさえ与えられない不幸のある場所で、ぜいたくな暮らしをすることは幸せだとは考えられなかったのだ。そもそも男性が自分の成功に酔い、ナルシシズムに陥る傾向にあるのに比べて、女性は周りのことがよく見えてリアリティーに近いと私は思う」
 -新作「昼が夜に負うもの」は、フランス植民地時代のアルジェリアで、ヨーロッパ人に交じって暮らすアラブ人少年が主人公だ。
 「自分の家族でも最大の敵となるかもしれない。反対に、対立する者の中から親友を見つけることができるかもしれない。この友情の物語を通じて、もっとアルジェリアのこと、アラブ世界のことを知ってもらいたい。私は最上の幸福は『あらゆる庭の、一つの花の魅力を知ること』だと思う。純粋な好奇心があれば全然違う世界も味わうことができる。知性、感性が危機にひんしている今こそ『旅』をしてほしい。飛行機でではなく、本という“空飛ぶじゅんたん”で」

Yasmina Khadra 1955年、アルジェリア生まれ。2001年にフランスに亡命するまで正体不明の作家だった。同国書店組合賞を受けた「テロル」など3作の映画化が進む。パリ在住。

2009.12.19

Nos enfants nous accuseront

未来の食卓

6/10/2009

Journal Nishinippon, vendredi 2 octobre 2009 matin

De Paris, par Akihiko TAKAGI

Un film qui tire l’alarme sur les problèmes liés à l’alimentation et à l’environnement.

Jean-Paul Jaud (63 ans), réalisateur français, sera à Fukuoka, pour l’avant première de son film : « Nos enfants nous accuseront », à l’Institut franco-japonais du Kyûshû, dans le cadre du cycle « Les vendredis de l’environnement ». Son film a eu un fort écho en France. Il sera projeté ultérieurement au cinéma KBC dans le quartier Chuô à Fukuoka. Nous avons interviewé M. Jaud en prévision de sa visite à Fukuoka, également lieu de tournage de son prochain documentaire.

Conscience des dommages occasionnés par les pesticides

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à la question de l’alimentation ?
Je suis tombé malade et j’ai pris conscience plus qu’auparavant du rôle de l’alimentation. Il y a 5 ans, j’ai souffert d’un cancer du colon. J’ai fait des recherches sur les causes de cette maladie, et j’ai réalisé que notre production agricole était polluée par des engrais chimiques et des pesticides. Bien que cette situation persiste en France depuis les années 60, l’organe de veille sanitaire a abusé les citoyens en autorisant la mise sur le marché d’aliments, pourtant nocifs à la santé. Les scientifiques indiquent que la génération qui nous succédera aura une moins bonne santé que la nôtre. C’est pourquoi le film s’intitule « Nos enfants nous accuseront ».

Pour quelle raison avoir choisi le village de Barjac dans le sud de la France ?
Parce que de 2006 à 2007, ce village avait justement décidé de n’utiliser que des aliments et produits agricoles sans pesticides ni engrais chimiques dans l’alimentation scolaire. A cette même période, il y avait en France une forte contradiction. Aux images de magnifiques paysages bucoliques s’opposaient celles de la pollution par les pesticides.

Avez-vous eu des aveux de la part d’agriculteurs déclarant ne pas consommer ce qu’ils produisaient ?
Au plus profond d’eux même, ils pensent effectivement qu’ils devraient arrêter l’usage de pesticides. Ce sont les premières victimes de l’épandage de pesticides. Cependant, ils ne sont pas les seuls à en faire les frais. Leurs familles en pâtissent également. Ils paient les conséquences d’une demande de production agricole de masse à bas coût. Les profits en revanche sont l’apanage d’une poignée seulement d’individus de la profession. Nombreux sont les agriculteurs désespérés et certains finissent même par se suicider. La société française ne leur accorde que peu d’intérêt.

A l’avenir, comptez vous de nouveau réaliser un film ayant pour thème l’alimentation ou l’environnement ?
Dénoncer ce problème dans un film est un devoir en tant que cinéaste. En France, « Nos enfants nous accuseront » a eu un fort impact, particulièrement chez les mères, et un mouvement lié à l’alimentation s’est développé en parallèle. Mon prochain film se déroulera au Canada et au Japon. Il traitera de l’agriculture. Au Japon, le tournage se déroulera chez M. Furuno, l’inventeur de la « réforme agricole du mulard (canard gras) ».

L’Institut franco-japonais du Kyûshû (Fukuoka, Quartier Chûô, Daimyô) organisera à compter du 9 octobre prochain une série de 4 projections cinématographiques suivies de débats : « Les Vendredis de l’environnement ». L’objectif avoué est d’attirer l’attention des citoyens sur les enjeux de la Conférence de Copenhague, qui se tiendra sous l’égide de l’ONU le 15 décembre prochain. Au cours de cette conférence, les Etats statueront sur les grandes lignes d’un nouveau Protocole devant succéder à celui de Kyôto en 2013. Voici le programme de ces projections-débats:

Du 9 au 30 octobre (tous les vendredis)
Projection à l’Institut franco-japonais du Kyûshû

Le 9 à 18h30, projection du film « Nos enfants nous accuseront » réalisé par Jean-Paul Jaud. Le film montre un village français qui a décidé de se tourner vers une alimentation et des produits agricoles sans pesticides ni engrais chimiques pour les repas scolaires. Une rencontre/débat avec le réalisateur, M. Jaud, est également prévue.

Le 16 à 19h00, projection du film « Notre pain quotidien » réalisé par Nikolaus Geyrhalter. Le film montre les conditions de production d’une alimentation de masse utilisant des techniques de pointes. M. Furuno Takao, agriculteur bio qui pratique la culture du riz sans pesticide grâce à des canards gras (ville de Keisen, département de Fukuoka) animera la rencontre/débat qui suivra.

Le 23 à 19h00, diffusion du film « Home » du réalisateur Yann Arthus Bertrand. Tourné entièrement à partir d’hélicoptères, le film montre la beauté de la Terre et les traces de la destruction de l’environnement.

Le 30 à 19h00, sera diffusé le film « Le peuple migrateur » du réalisateur Jacques Perrin. Le monde y est vu minutieusement, sous le regard de plus de 100 espèces d’oiseaux au cours de leur longue migration.

L’entrée est gratuite. Réservation nécessaire. Capacité de 80 personnes.
Institut franco-japonais du Kyushu 092 712 09 04.

西日本新聞(朝刊) 2009年10月2日(金)

映画を通じ「環境」「食」に警鐘

 九州日仏学館が主宰する映画上映会「環境について考える金曜日」に合わせ、映画「未来の食卓」のフランス人監督ジャンポール・ジョー氏(68)が福岡市を訪れる。同作品はフランスで大きな反響を起こし、同市中央区のKBCシネマでも公開が予定されている。来福を控えたジョー氏にインタビューした。(パリ高木昭彦)

病患い農薬の害意識「次回作は福岡で撮影」

 −どうして食の問題に関心をもったのか。
 「病気をして、以前より食を強く意識するようになった。5年前に結腸がんを患った時、原因を調べる中で、農産物が化学肥料や農薬で汚染されている実態を知った。フランスでは、1960年代からこんな状況が続くのに、政府の食品管理組織は人体に悪いと知りながら食品に許可を出し、国民をだまし続ける。科学者は私たちよりも次の世代ほうが健康状態が悪化すると指摘している。それで映画の現代を『私たちの子どもは、私たちを告発する』にした」

 −南仏バルジャック村を取り上げた理由は。
 「2006年から07年にちょうど学校給食を農薬や化学肥料を使わない農作物や食品に切替る運動が進んでいたから。当時、フランスでは先進的な取り組みだった。とても美しい村の風景と農薬汚染のギャップ作品イメージに合った」
 −農薬を使っている農家から『自分で作ったものは食べない』との証言も引き出しているが。
 「彼らも内心、農薬使用をやめなければならないと思っている。最初に農薬を浴びる被害者であり、本人だけでなく家族も病気になっている。安い農産物を大量に生産するように要求された結果がこれだ。もうけているのは一握り鵜関連業者だけ。農民の多くが絶望し、自殺者も出ているのに、フランス社会は大きな関心を向けていない」
 −今後も環境や食をテーマに映画を撮るのか。
 「こうした問題を映画で訴えるのが映画人、自分の義務だと考えている。フランスでは『未来の食卓』は特に母親たちから強い反応があり、新しい給食運動にもつながっている。次回作は、日本とカナダを舞台に農業を取り上げる。既に福岡県で『アイガモ農法』を実践する古野隆雄さんの撮影を進めている」

 九州日仏学館(福岡市中央区大名)は、京都議定書に続く2013年以降の地球温暖化対策の国際的枠組みを決める「国連気候変動枠組み条約締約国会議」(COP15、12月開催)を前に、10月9日から4回、市民向けの映画上映会「環境について考える金曜日」を開く。内容は次の通り。

日仏学館で上映
9−30日の毎週金曜

 9日午後6時半、「未来の食卓」(ジャンポール・ジョー監督)。学校給食を農薬や化学肥料を使わない農産物や食品に切り替えたフランスの農村を追った。ジョー監督との座談会もある。
 16日午後7時、「いのちの食べ方」(ニコラウス・ゲイハイルダー監督)。食品が先端技術を駆使して大量生産される現場の実態を紹介した。福岡県桂川町でアイガモを使った無農薬稲作を実践している古野隆雄さんとの座談会もある。
 23日午後7時、「ホーム」(ヤン・アルチュス・ベルトラン監督)。全編がヘリコプターから撮影した映像で、地球の美しさと環境破壊のつめ跡を描いた。
 30日午後7時、「WATARIDORI」(ジャック・ペラン監督)。100種類を超える渡り鳥などの生態を克明に描き、取りの視点から世界を映し出した。
 いずれも入場無料だが、先着80名で予約が必要。九州日仏学館092(712)0904。

2009.10. 6

Faire l'expérience de la France à Fukuoka.

プチフランス丸ごと体感

5/08/2009

Journal Mainichi, Vendredi 24 juillet 2009

Langue française, cinéma, œnologie – des cours variés.
Faire l'expérience de la France à Fukuoka.

L'Institut Franco-Japonais du Kyushu

Il existe dans le centre de Fukuoka un espace distingué où l'on peut savourer la culture française. L'Institut Franco-Japonais du Kyushu (Chuo-ku Daimyo, 092-712-0904) est l'un des trois centres culturels administrés par l'Ambassade de France au Japon. Loin de n'enseigner que la langue française, l'Institut propose aussi des cours portant sur des sujets variés comme le vin et le cinéma français, des expositions, et offre également la possibilité de discuter en français un verre de café à la main. Pour tous ceux qui souhaitent ajouter une touche d'exotisme au quotidien, l'Institut Franco-Japonais du Kyushu est un moyen de voyager en France tout en restant à Fukuoka. (Yamada Kōtarō)

« Arigatō. Merci ! ». Tout en offrant des coloriages des lettres de l'alphabet aux enfants, les professeurs de français leur inculquent gentiment les rudiments du français. Le 21 juillet après-midi, les 15 enfants de l'atelier d'été des enfants se sont familiarisés avec le français à l'aide notamment de chansons dans une atmosphère ludique et récréative.
D'après la mère d'une fillette de 6 ans qui participe à l'atelier, « Il n'y a pas vraiment d'endroit à Fukuoka où les enfants peuvent apprendre le français. Comme ma fille a l’air d’aimer les langues étrangères, j'ai voulu lui donner l'occasion d'entrevoir diverses cultures étrangères, et c'est pour cette raison que je l'ai amenée ici ». Leur rêve est d’aller mère et fille voyager ensemble en Suisse.

« De tous les instituts français au Japon, l'Institut Franco-Japonais du Kyushu se distingue particulièrement par la richesse de ses cours culturels », insiste Mme Kinuko Nozuka, responsable des relations publiques. De fait, des cours d'« Histoire de l'art » aux cours de « Chansons françaises d'hier et d'aujourd’hui », des cours de « thé à la française » aux cours de « French pops » ou encore de « Vin et confiture », la programmation est on ne peut plus diversifiée. L'Institut a pour particularité d'organiser de nombreux cours en lien avec la culture locale de Fukuoka, avec notamment une démonstration de cuisine du chef de la « Maison de Yoshida », le plus ancien restaurant français de Fukuoka.
« Quand on parle de Fukuoka, on a toujours l'image que celle-ci est tournée vers l'Asie. Mais il doit bien y avoir par exemple des couples de personnes âgées qui souhaitent visiter Paris, ou des jeunes filles qui sont intéressées par les produits chics français », avance Mme Nozuka.
Trois fois par an avant les longues périodes de vacances, l'Institut offre des cours de préparation au voyage en France. Ces cours ont pour objectif d'enseigner les phrases utiles en voyage et les magasins préférés des parisiennes. Les cours de langue visent un large public allant des enfants jusqu'aux seniors, mais il existe également le « café des amis » après la fin des cours. Chaque vendredi à partir de 19h, des professeurs de l'Institut discutent en français avec des japonais dans une ambiance décontractée de café. « Un Français qui n'aime pas bavarder, cela n'existe pas ». L'accès est libre et non restreint aux élèves de l'Institut seuls.

L'Institut organise également des vernissages de ses expositions dans la galerie du cinquième étage, où l'on peut rencontrer et discuter avec les artistes autour d'un verre de vin.
Au troisième étage se situe la médiathèque de l'Institut, espace libre d'accès comprenant plus de 5.000 livres et DVDs, parmi lesquels bon nombre de films non encore sortis au Japon. Des journaux français et la télévision par satellite sont également disponibles dans cette espace qui, d'après Mme Nozuka, « Représente la France sous son véritable jour ».

Les cours sont payants. Il est nécessaire de souscrire à une adhésion annuelle ( tarif : 6.000¥, étudiants, enfants : 4500¥, famille : 9000¥). L'adhésion est obligatoire pour l'emprunt de documents.

毎日新聞(朝刊) 2009年7月24日(金)

語学、映画、ワイン-多彩な講座
プチフランス丸ごと体感

九州日仏学館
 福岡市の中心部にフランス文化を楽しめるおしゃれな空間があるのをご存知だろうか。九州日仏学館(中央区大名、092・712・0904)。国内に3ヵ所だけある駐日フランス大使館管轄の文化センターの一つだ。語学をはじめ、映画、ワインといった多彩な講座や展覧会、コーヒー片手に仏語で語らえる場もある。「日常を離れ異国情緒に触れたい」。そんな気分の時は、街中の“プチフランス”に足を運んでみてはいかが。【山田宏太郎】

 「アリガトウ。メルシィ」。アルファベットの塗り絵を楽しむ子どもたちに、フランス人の女性講師が優しく語りかける。21日午後、講座「なつやすみ子どもフランス」に集まった15人の児童・園児は、歌などを通して遊び感覚で仏語に慣れ親しんでいる。
 参加した6歳女児の母親は「福岡で子どもがフランス語を学べる場はなかなかない。娘は語学に興味があるようなので、いろんな文化に触れさせたいと思って連れてきた」。いずれ親子でスイスなどを旅するのが夢という。

 「うちは全国の日仏学館の中でも、特に文化講座が充実しています」。広報担当の能塚絹子さんはアピールする。西洋美術史・シャンソンを歌いましょう・フランス流紅茶の楽しみ方・フレンチポップス・ジャムとワインのマリアージュ-。確かに多彩だ。また福岡市の老舗フランス料理店「メゾン・ド・ヨシダ」のシェフによる料理実演など、地元密着型の講座が多いのも特徴だ。
 「福岡といえばどうしてもアジアに向いているイメージがある。しかし、パリに旅行に行きたいと思っているシニアのご夫婦や、おしゃれなフレンチ雑貨に興味を持っている若い女性もかなりいるはず」と能塚さん。
 長期休暇前には年3回、フランス旅行準備講座を開く。旅先で役立つ日常会話やパリジェンヌお勧めのショッピング情報を教えてもらえる。語学講座は子ども向けからシニア向けまで幅広く取りそろえているが、実は“放課後”の「カフェ・デ・ザミ」も楽しみの一つ。毎週金曜日午後7時から、カフェ感覚で講師陣とおしゃべりができる。「話好きじゃないフランス人はいない」。語学講座を受けていない人でも、自由に参加できる。

 5階ギャラリースペースで展覧会がある時は初日の「オープニングパーティー」も名物。アーティストとワインを交えて語り合える。
 5000点以上の図書やDVDがそろう「メディアテーク」(3階)はオープンスペースで、収蔵されている映画のDVDは日本未公開のものも多い。新聞や衛星テレビ番組も見られる。能塚さんは言う。「ここにくれば、生のフランスに出会えます」

 受講は有料。一部は年間登録料(一般6000円、学生・子ども4500円、家族2人以上9000円)が必要。資料の貸し出しも登録が必要。

2009.08. 5
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